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14 décembre 2007 5 14 /12 /décembre /2007 14:40
Une agriculture vivante...


Notre Pays offre une diversité de paysages remarquable. Des plaines de la Camargue et de la Crau aux reliefs des Alpilles, en pleine “lumière”, notre agriculture est riche d'histoire et de traditions. Naturellement, les Grecs et les Romains ont laissé des traces indélébiles. Mais grâce à un formidable travail, commencé depuis plusieurs siècles, de captage et de redistribution des eaux de la Durance et du Rhône, notre Pays est devenu un fournisseur majeur de riz, de fruits et de légumes.

Premier département serriste, premier producteur de légumes et deuxième producteur de fruits, le département des Bouches du Rhône tient une place importante dans l'agriculture française. Un tiers de sa surface est consacré à l'agriculture : fruits et légumes, huile d'olive, vins, miel, fromages, céréales, foin, élevage… et le Pays d'Arles est de très loin le premier "apporteur" du département.

L'agriculture, c'est aussi un savoir-faire, une expérience que les agriculteurs mettent en œuvre pour nous donner des produits de qualité. A l'heure de la banalisation des goûts et sur fond de crise mondiale de la chaîne alimentaire, il est réconfortant de constater qu'il existe d'irréductibles terroirs où se cultive un véritable art de vivre.

Notre Pays est attentif à son agriculture, à ses traditions vivantes, à ses paysages, à son authenticité… Il a le privilège de compter un nombre exceptionnel d’AOC sur son “petit territoire”…

6 Appellations d'Origine Contrôlée et 1 IGP…


• Vins AOC “Les Baux-de-Provence”

En 1995, l’INAO a approuvé définitivement le principe de reconnaissance de l’AOC “Les Baux-de-Provence” pour ses vins rouges et rosés. La surface de production de l’AOC est de 325 hectares. À l’exception de deux vignobles, toutes les exploitations de l’aire d’AOC ont fait le choix d’un mode de culture biologique ou biodynamique. Les vins blancs ne rentrent pas encore dans le champ d’application du décret de l’appellation “Les Baux-de-Provence”. Ils bénéficient actuellement de l’appellation “Coteaux d’Aix-en-Provence”. L’AOC est appliquée à la production des vins rouges et rosés issus de raisins récoltés sur l’aire géographique définie par les huit communes de l’appellation : les Baux-de-Provence, Eygalières, Fontvieille, Le Paradou, Maussane-les- Alpilles, Mouriès, Saint-Étienne-du-Grès et Saint-Rémy-de-Provence.

Les vins rouges doivent provenir de cépages principaux (grenache, syrah et mourvèdre) dont la proportion doit représenter au minimum 60 % de l’encépagement rouge. Les cépages considérés comme accessoires sont représentés par le cinsault, la counoise, le carignan (limités individuellement à 30 %), le cabernet-sauvignon (limité à 20 %). Les vins rosés doivent être issus de cépages principaux (grenache, syrah, cinsault) dont la proportion globale minimale est fixée à 60 %. Les cépages accessoires sont représentés par le cabernet-sauvignon (10 % maximum), mourvèdre, carignan et counoise (30 % maximum). Les vins doivent provenir de raisins de bonne maturité et présenter un titre alcoométrique minimum naturel de 11,5 % avec moins de 3 grammes de sucres résiduels. Les vins rosés doivent être élaborés par saignée de cuve. Les vins rouges doivent faire l’objet d’un élevage minimum de 12 mois. Le rendement maximum est fixé à 50 hl par hectare. La densité minimale à l’hectare doit être de 4 000 pieds avec une distance maximale de 2,50 m entre les rangs. La taille doit être réalisée en cordon de royat ou gobelet avec un maximum de 6 coursons à 1 ou 2 yeux par souche.


Pour toute information :
Syndicat des vignerons des Baux-de-Provence
Mas Carita - Route d'Arles - 13520 Les Baux-de-Provence
Tél. 04 90 54 56 54


• AOC "Huile d'olive de la Vallée des Baux-de-Provence"
• AOC "Olives cassées de la Vallée des Baux-de-Provence"
• AOC "Olives noires de la Vallée des Baux-de-Provence"
Les trois Appellations d’Origine Contrôlée “Vallée des Baux-de-Provence” pour les Olives cassées, les Olives noires piquées et l’Huile d’olive ont été obtenues le 31 août 1997, démontrant ainsi la pure typicité des fruits des oliviers de nos Alpilles.

La Vallée des Baux-de-Provence est par excellence la terre de l’olivier. Elle offre l’un des plus saisissants paysage oléicole du midi, dominé par la Cité baussenque, un des “Plus Beaux Villages de France”.

Les couches géologiques de ce bassin de production, centré sur une douzaine de communes, sont très variées. Elles confèrent à l'huile d'olive de la Vallée un large éventail de saveurs, d'autant plus étendu que cette huile correspond à un assemblage variétal. La Vallée des Baux de Provence bénéficie également du label Site Remarquable du Goût décerné par le Conseil National des Arts Culinaires, grâce aux produits de son oliveraie.

Il n'y a pas une huile d'olive de la Vallée des Baux de Provence, il y a des huiles d'olives, des crus différents d'huile d'olive comme il y a des crus différents de vin.
La spécificité de l'huile d'olive de cette appellation est qu'elle provient d'un assemblage de variétés d'olives : la salonenque  également préparée en olive cassée, la béruguette, la verdale et la grossane. C'est l'assemblage subtil de ces variétés, propre à chacun des mouliniers, qui offre aux huiles toute une palette de saveurs.

Les Salonenques et Beruguettes, olives vertes cassées aromatisées au fenouil, sont uniques dans l’expression de “saveur de Garrigue”. Les Grossanes marient ardence et arôme de Provence dans un fruit mûr. L’Huile d’olive, expression finale de l’olivier, est le pur concentré d’un savoir-faire, d’un terroir et des goûts et parfums de nos Alpilles. Une Huile d’Olive AOC Vallée des Baux-de-Provence se caractérise par la variante “fruité vert” aux arômes d’artichaut cru, de foin coupé, d’herbe mouillée, de thym, de tomates, d’agrumes, d’amandes amères, de bananes fraîches, de pommes vertes... et la variante “fruité noir” aux arômes de champignons, de truffes, d’artichauts cuits, de tomates confites, de fruits rouges, d’olives noires, de poivrons, d’amandes, de dattes, de noisettes, de cacao, de pain grillé, de beurre, de patisserie, de tapenade...

Pour toute information :
SIOVB - Jean-Pierre Lombrage - Coste Bonne - 13810 Eygalières
Tél. +33 4 90 95 90 24, Fax +33 4 32 62 17 80
http://www.siovb.com


• AOC "Taureau de Camargue"

Depuis 1997, la viande issue des animaux de cette race, ainsi que de ceux de la race de combat “Brave”, peut être valorisée sous la forme d'une Appellation Contrôlée “Taureau de Camargue”. La race “taureau de Camargue”, à robe foncée noire ou brune, se caractérise par son petit format (femelles de 1,20 m et de 200 à 270 kg ; mâles de 1,30 m et de 300 à 450 kg) et par ses longues cornes portées en croissant, en gobelet ou en lyre très relevée. Les effectifs de la “Raço di Biou” sont de l’ordre de 10 000 animaux répartis sur plus de 100 élevages (manades). Les animaux sont élevés pour les courses à la cocarde, très populaires en Provence.

Le cahier des charges impose aux éleveurs et aux abatteurs les contraintes suivantes :

• élevage en zone sèche et humide et nécessité de pâturer pendant 6 mois de l'année en zone humide,
• chargement à l'hectare inférieur à 1 UGB / 1,5 ha de landes, parcours ou prairies,
• élevage en extensif, réservé aux animaux de race Camargue et Brave, ainsi qu'aux croisés entre les deux races,
• les critères de sélection génétique doivent correspondre aux us et coutumes, liés à la vocation des jeux taurins, à l'exclusion de critères bouchers qui pourraient nuire à la combativité de l'animal et aux caractéristiques de la viande,
• livre d'inventaire des cheptels tenu à jour.
• l'abattage doit intervenir dès le chargement de la bétaillère et chaque animal est livré avec son DAB,
• chaque opération d'abattage est conduite dans un souci de préservation du produit et non de productivité,
• l'identification de la viande AOC se fait au stade de la carcasse entière,
• enfin, les animaux qui ont participé à des jeux taurins sont exclus de l'AOC. Les élevages pouvant avoir droit à cette AOC sont situés dans une zone géographique inscrite sur les départements des Bouches-du-Rhône, du Gard et de l'Hérault. À l'intérieur de cette zone, une aire dite humide a été définie.

Pour toute information :
Syndicat de Défense et de promotion de la viande AOC Taureau de Camargue
Mas du Pont de Rousty - 13200 Arles
Tél. +33 4 90 97 10 40 - Fax +33 4 90 97 12 07



• AOC "Foin de Crau"

Fourrage de premier choix, le foin de Crau a obtenu son Appellation d'Origine Contrôlée en 1997. Une grande première pour un aliment non destiné aux humains ! Ce sont la détermination et la solidarité des producteurs qui ont permis au foin de Crau d'obtenir cette qualification. Il y a plus de vingt ans, ces derniers se sont réunis en comité pour défendre leur production et faire connaître les spécificités de leur foin. Car il y a foin et foin. Celui de la Crau est depuis bien longtemps considéré comme le meilleur fourrage pour les chevaux et le bétail. C'est ainsi qu'il nourrit les vaches à reblochon de Savoie, les brebis à roquefort de l'Aveyron, les chèvres à picodon de l'Ardèche et les pur-sang vainqueurs des champs de courses. Les haras les plus renommés en commandent régulièrement et, depuis l'obtention de l'AOC, ce marché s'est accru, notamment en Angleterre et en Irlande. Ses qualités viennent d'un savoir-faire ancestral et d'une irrigation originale. Les prés sont irrigués par submersion tous les 10 jours pendant 8 mois, ce qui représente 15 000 m3 par an et par hectare. Le foin est produit ensuite en 3 coupes. Chacune d'entre elles a une composition spécifique qui en fait un aliment de choix. La première coupe est destinée aux chevaux de course, les 2 suivantes aux élevages qui misent sur la qualité AOC. La production annuelle est de 100 000 tonnes pour 13 000 hectares et 250 producteurs. Des prairies situées sur les communes d’Aureille et Mouriès appartiennent à l'aire géographique de production.

Pour toute information :
Comité du Foin de Crau
10 rue Léo Lelée - 13310 Saint-Martin de Crau
Tél. +33 4 90 47 29 33 - Fax +33 4 90 47 42 09


• IGP “Riz de Camargue”

Si la fabuleuse histoire du riz remonte à la plus haute antiquité, des immenses plaines de Chine aux marécages de l'Inde puis jusqu’à l’Empire Perse, il ne fait son apparition dans le sud de la France qu’à la fin du XIIIe siècle. Il est alors particulièrement prisé pour l’élaboration du “blanc-manger”, savoureuse gourmandise de la fin du Moyen Age.

Du XIV au XVIe siècle, de nombreux écrits témoignent de l’extension des rizières en Provence. À la fin du XIXe siècle, après de nombreux essais peu concluants effectués en d’autres régions, la riziculture reprend en Camargue, terroir au climat privilégié avec de faibles écarts de température, une luminosité intense et un effet bénéfique du mistral. La première rizière sert avant tout à lutter contre le sel qui menace de transformer la Camargue en désert après l’endiguement contre les crues du Rhône. Le rôle essentiel des rizières restera, jusqu’en 1930, la préparation des sols pour d’autres cultures comme la vigne. C'est dans les années quarante que la riziculture française connaît un réel essor.

Aujourd'hui, la production de riz s'étend sur 14.000 ha en Camargue, dans le Pays d’Arles. Avec la riziculture en Camargue gardoise et quelques rizières aux alentours de la vile de Narbonne, ce sont les seules régions productrices de riz en France métropolitaine.

A plus d'un titre, le riz est une céréale originale pour la France. D'abord, par les débouchés de son grain, exclusivement destinés à l'alimentation humaine et orientés par des critères qualitatifs originaux. Puis, par son cycle de culture qui est celui d'une céréale d'origine tropicale et poussant dans l'eau. Enfin, par des conditions de production qui sont celles des grandes cultures mais avec des structures d'exploitation spécifiques.

Il n'est pas toujours facile de cultiver du riz dans les alluvions du delta du Rhône. Températures trop fraîches, coûts de production élevés et une pression écologique de plus en plus forte constituent quelques-uns des facteurs limitant pour cette culture.

Produire des riz de Camargue d’une qualité irréprochable dans le respect de l'environnement, telle est la volonté des riziculteurs camarguais et de l'ensemble des métiers de la filière. Cette démarche a été doublement récompensée.

La Certification de Conformité
Obtenue pour les riz de Camargue dès le 20 avril 1998, la Certification de Conformité est un signe de qualité national qui garantit au consommateur la provenance “origine Camargue” et la sélection des riz selon des critères spécifiques et renforcés. Le contrôle de la qualité s'effectue en permanence à trois niveaux :
- Chaque opérateur, par des audits internes, vérifie en permanence la conformité qualitative du riz,
- Le Syndicat effectue des contrôles chez les riziculteurs et réalise des audits auprès de tous les opérateurs de la filière,
- Un Organisme Certificateur indépendant, agréé par le Ministère de l’Agriculture, est chargé d'effectuer un contrôle et un audit annuels de toute la filière ainsi qu’un audit du Syndicat deux fois par an.

L'Indication Géographique Protégée (IGP)
Signe de qualité européen obtenu officiellement depuis le 6 Juin 2000, l’IGP permet de protéger l’appellation “Riz de Camargue” dans l'ensemble de l’Union Européenne. Le consommateur a ainsi désormais la certitude que tous les paquets de riz faisant mention de l'origine “Camargue”, respectent le cahier des charges de la Certification de Conformité et répondent bien aux critères de provenance et de qualité exigés.

       
Pour toute information :
Syndicat des Riziculteurs de France et Filière
Mas de Sonnalier - Route de Gimeaux - 13200 Arles
Tél. +33 4 90 49 82 00



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Des chiffres

 

1998

2000

Nombre d'exploitations agricoles

4 858

3 016

Superficie agricole utilisée des exploitations (ha)

103 833

113 826

Nombre total d'actifs sur les exploitations (équivalent temps plein)

10 760

8 756


Source : recensements agricoles 1998 et  2000


8 756 actifs agricoles

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Malgré la concentration des exploitations agricoles ces vingt dernières années, la surface agricole utilisée a progressée, signe de vitalité.

Malgré les difficultés récentes, la filière riz (11 200 ha sur la commune d’Arles en 2003) devrait être confortée grâce à une nouvelle usine d'étuvage et d'usinage de 12 millions d'euros que construit actuellement Sud Céréales.

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Published by David Hairion - dans Chiffres clés
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