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14 décembre 2007 5 14 /12 /décembre /2007 11:37
Histoire       > Découvrir l'histoire du Pays d'Arles
                     > Arles aux 6 premiers siècles de notre ére
Patrimoine > Grecs et Romains ont laissé leur trace dans le Sud de la France
Territoire    > Port Napoléon
                    > ITER, si près du Pays d'Arles
                    > Le premier parc éolien de la région PACA en Pays d'Arles
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Projets       > La France, la région PACA et les pôles de compétitivité
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Published by David Hairion - dans Découverte du Pays d'Arles
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13 décembre 2007 4 13 /12 /décembre /2007 23:00

Le pays montagneux et maritime qui s'étend entre le Rhône, la Durance, les Alpes, le Var et la Méditerranée était occupé, dès une haute antiquité, par les Ligures-Saliens, qui se mêlèrent avec les Celtes à l'est et les Ibères vers l'ouest. Ils se divisaient en un grand nombre de tribus : les Ségobriges, les Commones, près de Marseille ; les Véruciniens, de Grasse ; les Décéates, d'Antibes ; les Suétriens, les Quariates, les Aducinates, les Oxybiens, les Liganiens, etc. C'étaient des hommes à peu près sauvages, sans villes, sans lois, sans industrie, habitant sous le chaume ou les roseaux, vivant de la chasse dans les montagnes, de la pêche au bord de la mer. Déjà, cependant, la zone intermédiaire entre les montagnes détachées des Alpes et la Méditerranée produisait, grâce à la bonté de son sol, des plantes et des fruits.


Une longue histoire à découvrir…
Texte intégral :
http://www.france-pittoresque.com/histoire-departements/13b.htm



Nous vous proposons, pour entamer la découverte de l’histoire du Pays d’Arles, de découvrir deux lieux exceptionnels :


Le Museon Arlaten
Depuis 1906, l'hôtel Laval-Castellane veille sur les trésors de la vie quotidienne provençale rassemblés par Frédéric Mistral grâce au montant de son Prix Nobel de littérature. Maître d'oeuvre du Museon Arlaten, le poète signe en 1896, l'un des tous premiers musées d'ethnographie qui glorifient les cultures régionales. La vie provençale, menacée des évolutions qui bouleversent les villes et les campagnes à l'aube du monde contemporain, y est reconstituée de manière quelque peu idalisée. Sous la plume de Mistral, les salles s'enchaînent comme des strophes et, au fil des objets, écrivent les pages d'un grand livre ouvert sur un autrefois devenu mythique. Offerts généreusement par des générations de provençaux, costumes, mobilier, outils de travail, objets de culte et de superstition sont mis en scène pour illustrer leur identité. En léguant, en 1899, ses collections au Conseil Général des Bouches-du-Rhône, Frédéric Mistral assure la pérennité de son oeuvre et affirme son intention de la dédier à la population.

Le Museon Arlaten, œuvre magistrale de Frédéric Mistral, créé en 1896, fut l'un des premiers musées de province à collecter de manière scientifique des objets issus de la vie quotidienne. Il a fêté ses cent ans le 15 mai 1996.

"Il s'agit de rendre visible la culture provençale grâce à la présence de l'objet ethnographique et la pédagogie de la série."
Frédéric Mistral

__________________________________________
29, rue de la République
13200 Arles
Tél. 04 90 93 58 11
Email : lilia.grairia@cg13.fr


   
Le Musée de l’Arles et de la Provence antiques
L’inépuisable richesse des monuments que livre le sol de la ville d’Arles est sans doute l’un des facteurs qui a éveillé très tôt la curiosité et l’intérêt de toute une population. Arlésiens, voyageurs, érudits multiplient les regards autour de ces vestiges parfois mystérieux qui ponctuent le quotidien des uns, le souvenir où les dissertations savantes des autres. Dès le XVIe siècle, amateurs, curieux, antiquaires arlésiens constituent de véritables cabinets de curiosité.

En 1614, s’organise à la "Maison commune" la première présentation d’une collection publique d’antiquités. La conscience patrimoniale publique s’affirme au XVIIe siècle, lorsqu’un arrêté ordonne que le produit de toute découverte soit déposé en ce lieu.

La construction de l’Hôtel de ville offrit un espace d’exposition privilégié dans le hall d’entrée qui abrita la première collection publique de la ville, augmentée de trouvailles mais aussi d’acquisitions parmi lesquelles le torse de Mithra, en 1723.

C’est ainsi que des œuvres majeures, aujourd’hui exposées au musée, telles l’autel de la Bonne Déesse (1758) ou la statue de Médée ont été préservées.

Par ailleurs, des "jardins d’antiquités" s’organisent en musée de plein air. C’est le cas de la "maison aux deux colonnes" construite à l’emplacement du théâtre et dont l’accès au public sera toujours protégé, mais aussi du célèbre site des Alyscamps où le Père Minime Etienne Dumont créa, dès 1784, un véritable Museum.

Les collections s’enrichissant au gré des découvertes et réhabilitations, et c’est en 1826 que l’ensemble des antiquités fut transporté dans l’église Sainte Anne.

En 1936, le manque d'espace conduit à l'annexion de la chapelle des Jésuites : les collections païennes et chrétiennes sont arbitrairement dissociées.

En 1968, le conservateur des Musées d'Arles, Jean-Maurice Rouquette, élabore le projet d'un nouveau musée destiné à réunir l'ensemble des collections archéologiques arlésiennes en un seul lieu. Les missions de ce musée sont alors définies :
• conserver, enrichir, restaurer, étudier ce patrimoine,
• transmettre ce patrimoine au public, lui proposer différents programmes de formation ainsi qu’un accès à une documentation spécialisée.

La création d'une institution muséale adaptée les réunit en 1995 au sein du musée de l'Arles et de la Provence antiques.

__________________________________________
Presqu’île du Cirque Romain
BP 205 - 13635 Arles cedex

Tél. 04 90 18 88 88

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13 décembre 2007 4 13 /12 /décembre /2007 22:00

Ou comment la capitale de notre Pays est devenue une "petite Rome"

Par Jean-Bernard Elzière, historien, habitant du Pays d'Arles




En 46 av. J.C., Arles reçoit une colonie de vétérans, ceux de la 6e légion, dont l'emblème est un taureau. La Colonia Julia Paterna Arelate Sextanorum est née, qui devrait remplacer désormais Marseille comme place politique, religieuse et commerciale, parce que cette dernière a malheureusement joué Pompée (48 av. J.C) contre César (44 av.J.C).

A partir de sa fondation, la colonie d'Arles se développe beaucoup, du moins jusqu'au milieu du deuxième siècle de notre ère (constructions, par exemple, vers 50 apr. J.C., d'un cirque et, à la fin du premier siècle, d'un amphithéâtre, les actuelles arènes). Entre la fin du deuxième siècle - qui marque la fin de la période de "paix romaine", l'année 192 marquant ce qu'il est convenu d'appeler le Bas-Empire - et les années 310, le christianisme émerge à Arles, qui se traduit par la création d'un évêché, vers 250 (Trophime), et son évolution dans un contexte difficile d'invasions couvrant toute la seconde partie du IIIe siècle (en 257, entre 268 et 278, puis entre 289 et 292). A cette époque sont plus ou moins abandonnés des secteurs importants de la cité, comme celui de Trinquetaille situé sur la rive droite du Rhône, où des fouilles archéologiques ont mis au jour les traces d'un grand incendie survenu vers 260/275.

Vers 300, la cité d'Arles ne ressemble plus du tout à celle de 250, mais elle reprend vie bien vite quand, vers 307, Constantin Ier (306 à 337), fils de Constance Chlore, y établit sa résidence aux fins de disposer là d'une base bien placée stratégiquement entre les préfectures du prétoire de Milan (Italie) et de Trèves (Gaules), tout en étant proche de l'Espagne et de l'Afrique. Arles devient ainsi, pour quelque temps du  moins, une véritable métropole, voire une sorte de petite Rome : en 313, l'atelier monétaire d'Ostie y est transféré, en 314, on y poursuit le concile d'Occident ouvert au Latran l'année précédente, en présence de l'empereur et  de 46 évêques ou délégués d'évêque, en 316, des lois y sont signées et, le 7 août de cette dernière année, un des fils de Constantin lIer, Constantin II, naît dans la cité, Arles nommée en 328, "Constantina".

A la fin de 353, soit une quinzaine d'année après la mort de son père Constantin Ier (en 337) et après sa victoire de Mursa remportée sur l'usurpateur Magnence (350 à 353), Constance II (337 à 361) s'installe pour quelques temps à Arles, au moment même où se tient là un concile favorable aux Ariens : il est à noter qu'à cette époque, Saturnin, à la fois évêque d'Arles et chef du parti arien des Gaules,va assister aux conciles de Milan (355), de Beziers (356), de Rimini (359) et de Constantinople (360), avant d'être déposé lors de la réaction orthodoxe qui se produira sous l'empereur Julien l'Apostat (361 à 363). Selon l'historien Ammien Marcellin (env. 330 - en.400), excellente source pour la période 354 à 378, l'empereur Constance II a donné à Arles des jeux publics. C'est pour l'honorer que la cité a alors changé son nom pour devenir "Constantia". Dans son Ordo urbidum nobilium (clarae urbes VIII), Ausone (env. 310 - env. 395), qui a vécu à Trèves jusqu'en 385, évoque, aux côtés des grandes cités gauloises de Trèves, de Toulouse, de Narbonne et de Bordeaux, Arles - qui s'étend sur les deux rives du Rhône - et la qualifie de "Rome Gauloise" et de "ville double".

Au début du Ve siècle, l'administration impériale déplace, vers 403, la préfecture du prétoire d'Italie de Milan à Ravenne et, en 407, celle des Gaules située jusque là à Trèves sur Arles qui va, en conséquence, connaître une véritable renaissance un siècle exactement après Constantin Ier. Mais, dans le désordre général qui suit le franchissement du Rhin par les Alains, Suèves et vandales (31 décembre 406), un légionnaire romain du nom de Constantin, ayant pris le contrôle d'une partie des armées romaines, se pose en rival d'Honorius, empereur d'Occident (395 à 423). A Trèves et à Lyon pendant l'été 407, il marche sur Arles à la fin de cette même année - ou au début de 408 -, y entre, puis s'y installe comme empereur. Sa défaite sera consommée au printemps 411, d'où une purge qui conduira, notamment, au départ de l'évêque d'Arles, Héros, aussitôt remplacé en 412, par patrocle (426).

Le pape Zosime (417 à 418) confirme le rôle important que tient alors Arles, nouvelle préfecture du prétoire des Gaules, en nommant, le 22 mars 417, son évêque Patrocle "primat des Eglises de Gaule", le créant ainsi son vicaire en Gaule. Par ailleurs, par édit du 17 avril 418, reçu à Arles le 23 mai, cette cité est choisie comme lieu d'assemblée annuelle des sept-provinces du diocèse de Viennoise (Viennoise, Narbonnaise I et II, Aquitaine I et II, Novempopulanie et Alpes-Maritimes), laquelle assemblée doit se tenir chaque année entre le 13 août et le 13 septembre, en présence du préfet du prétoire, des gouverneurs des provinces, des nobles revêtus de dignités officielles et des députés des curies.
Dès 419, le successeur du pape Zosime, Boniface Ier (419 à 422), va bouleverser les données du problème en reconnaissant les évêques de Narbonne et de Vienne comme métropolitains, laissant cependant à Arles la tutelle religieuse sur les deux provinces de Narbonnaise Seconde et des Alpes-Maritimes.

Peu après, en 425 et 430, Arles subit deux attaques de la part des Wisigoths installés désormais du côté de Toulouse. C'est  alors l'époque de l'évêque Honorat (426 à 429), qui aura pour successeur, Hilaire (429 à 449) - dont le sarcophage est conservé -, initiateur probable de la nouvelle cathédrale d'Arles située à la jonction du cardo et du decumanus (Saint-Trophime) et destinée à remplacer l'ancienne qui était située près du rempart et datait de l'époque constantinienne.

En 453, la cité d'Arles subit une nouvelle attaque des Wisigoths, mais elle tient encore le choc, grâce à la résistance orchestrée par le noble narbonnais Tonance Ferréol, préfet du prétoire des Gaules. A la fin de l'été 458, de nouveaux coups de butoir sont portés contre la ville par ces mêmes assaillants, désormais associés aux Burgondes, tous étant opposés à Marjorien, nouvel empereur d'Occident (457 à 461), dont le panégyrique est prononcé par Sidoine Apollinaire à la fin de 458 et qui entend détacher de la noblesse méridionale des Wisigoths. A l'automne de cette même année 458, Aegidius (464/465), maître de la milice des Gaules, rallié à Marjorien, est battu.

La cité d'Arles alors investie, mais bientôt, en 459, elle est dégagée par Marjorien qui nomme alors comme préfet du prétoire le Narbonnais Magnus. Les Romains et les Wisigoths de Théodoric II (453 à 466) se réconcilient. En fait, l'année 459 peut être considérée comme la dernière année de réelle "paix romaine" puisque c'est la dernière fois que la situation de l'Empire est rétablie en Gaule.

Le soulèvement des Suèves survenu alors va altérer l'entente entre le roi des Wisigoths et l'empereur Majorien qui décide, à son retour en Gaule, des rester à Arles pour maintenir la paix. Au début de 461, au palais d'Arles, Sidoine Apollinaire, "comte", est assis à la table de Marjorien, lors d'un repas où l'empereur a réuni autour de lui le consul Séverin, l'ancien préfet Magnus (nommé consul en 460) et d'autres sénateurs gaulois, comme Paeonius, l'ancien chef du parti marcellinien, sans doute pour établir une politique de concorde. Peu après, le 2 août de la même année, Marjorien est exécuté par les troupes de Ricimer (472), qui s'appuyant sur les Burgondes et les Wisigoths, désigne alors comme empereur (fantoche) Libius Severus (465).

La salle de réception ("aula palatina") du palais d'Arles - dont il reste de nombreux vestiges - mesurait 58 m de long sur 20 m de large et fut construite à l'époque de Constantin Ier vers 310. Elle doit avoir été à peu près équivalente celle de Trèves édifiée, pour sa part, exactement en 310 aux fins de servir de salle du trône au palais dudit Constantin (70 m x 30 m). Plus tard, le palais d'Arles sera utilisé par les rois mérovingiens et de Provence, puis connu sous le nom de "palais de la Trouille" (Trolha). En 1178, l'empereur Frédéric Ier "Barberousse" (1155 à 1190), passant à Arles, signera là des actes. Au XIIIe siècle, ce palais changera de fonction.

Le pape Hilaire (à 468), ayant institué des conciles gaulois annuels, voudrait redonner à Arles le siège primatial des Gaules, mais ce projet tournera vite court puisqu'en 476 les Wisigoths d'Euric investissent la cité, où ils resteront plus de trente années, ce qui contraint l'administration romaine à se replier sur l'Italie.Ce ne sera vraiment que lorsque Théodoric Ier (526), installé à Ravenne, étendra, vers 510, le régime impérial à ses annexions gauloises, en réinstallant une préfecture du prétoire à Arles, avec tout son cortège de dignitaires administratifs, qu'on croira le moment venu de replacer dans cette cité un vicaire pontifical représentant le pape auprès de l'épiscopat des Gaules et de l'Espagne, mais, pour des raisons politiques (montée des Francs, disgrâce ostrogothique…), ce projet ne pourra aboutir.

Quoi qu'il en soit, vers 469, Séronat, vicaire des sept-provinces, se conduit déjà comme un fonctionnaire d'Euric, en louant les Wisigoths, attaquant les romains, foulant les lois de Théodose II, proposant à leur place celles de Théodoric II, ordonnant aux hommes de se laisser pousser les cheveux et aux femmes de la couper, à la manière des Wisigoths… Tout cela lui vaut d'être arrêté par une noblesse divisée, qui comprend les partisans de Rome et ceux d'Uric, mais ne peut empêcher Euric d'écraser, en 471, l'armée du fils de l'empereur Anthémius (467 à 472) se dirigeant sur Arles et, peu après que Léon, évêque d'Arles, ait présidé un concile dans sa cité, vers 474/475, d'envahir, au printemps 476, la viennoise méridionale pour s'emparer d'Arles et de Marseille, ce qui irrite fort le roi Burgonde Hilpéric Ier. Désormais, les principales capitales wisigothiques  (où sont les palais princiers) sont Bordeaux, Toulouse et Arles, mais c'est incontestablement cette dernière cité qui recueille la faveur d'Uric. C'est d'ailleurs là qu'il meurt, naturellement, en 484/485.

Une vingtaine d'années plus tard, en 507, les Wisigoths, attaqués par les Francs et les Burgondes ne pourront se maintenir sur Arles où s'installeront de suite, les Ostrogoths (509), qui y seront d'ailleurs bientôt assiégés par lesdits Francs et Burgondes (510). Un concile se tient dans la cité le 6 juin 524. Par la suite, en 536, les Francs acquièrent, par négociation, la Provence (avec Arles, Marseille…) de Vitigès, roi des Ostrogoths (536 à 565). A cette époque, ont lieu dans cette cité peut-être dans l'amphithéâtre, des spectacles suffisamment cruels ("spectacula cruenta") pour que l'évêque Césaire (542) s'en offusque et, vers 546/547, des courses au cirque (hippodrome) organisées par Théodebert Ier, roi des rhénans (533/534 à 547/548), successeur de son père Thierry Ier (511 à 533/534).

Après la mort de Théodebert Ier, survenue en 547/548, la cité d'Arles, contrairement à Avignon et Marseille, passera en totalité entre les mains des Francs saliens, qui ont hérité, à partir de 534, du royaume burgonde. Des faits nombreux le prouvent, comme la présence des évêques d'Arles à divers conciles saliens ou burgondes (Paris, Macon, Valence, Orléans en 549, Chalon sur Saône en 647-653…), ou le fait que Licier, évêque d'Arles (586 à 588), ait été un ancien référendaire du roi Gontran (561 à 592). Cela n'empêche pas des revendications ou des attaques de représailles : vers 568/569 , les armées austrassiennes de Sigedebert Ier (561 à 575) enlèvent la cité à Gontran , en 585, les Wisigoths de Récarède y mènent une expédition punitive permettant butin et prisonniers…

Il est bien d'autres évènements relatifs à Arles et à l'époque mérovingienne, toujours liés aux saliens. A l'époque du roi Childebert (558), la Thuringienne Radegonde (13 août 587), épouse du roi Clotaire Ier (511 à 561), ayant fondé un monastère à Poitiers (552) dédié à la Sainte Croix, vient à Arles avec son abbesse Agnès pour copier la règle monastique de Césarie, première abbesse d'Arles (529), dont le tombeau, comportant une inscription, fut retrouvé en 883. A la même époque, toujours sous Childebert Ier, un concile est tenu à Arles , le 28 juin 554, au cours duquel l'église Notre-Dame est consacrée. C'est à Arles aussi que, vers 567, Theudogilde, sans doute une Wisigothe, veuve de C(h)aribert Ier (567) - que s'est approprié le roi Gontran (561 à 592) - est enfermée chez des moniales arlésiennes, d'où elle essaiera de s'en enfuir avec un Goth.


QUELQUES PUBLICATIONS DE SYNTHESE : L. Duchesne, Fastes épsicopaux de l'ancienne Gaule, 2e édition, t. 1 (1907), 376pp., pp. 249-262. L.-A. constans, Arles antique, Paris, 1921. A. Chastagnol, « Le repli sur Arles des services administratifs gaulois en l'an 407 de notre ère », Revue historique, n. 505 (1973), pp. 4-40, ainsi que J.-R. Palanque, « Du nouveau sur la date du transfert de la préfecture des Gaules de Trèves à Arles », Provence historique, t. 23 (1973), nn. 93-94, pp. 29-38. E. Demougeot, « Constantin III, l'empereur d'Arles », Hommage à A. Dupont, Montpellier, 1974, pp. 83-125. J.-M rouquette, et Cl. Sintès, Arles antique, Imprimerie Nationale, 1989, 107 pp. Marc Heijmans, Duplex Arelas. Topographie historique de la ville d'Arles et de ses faubourgs, de la fin du IIIe siècles jusqu'au IXe siècle, Aix-en-Provence, 1997 (thèse universitaire) et, par exemple, J.-M. Rouquette, « L'Eglise d'Arles aux Ve et VIe siècles, et la mission (pp. 23-37) et, du même auteur, « Les monuments chrétiens d'Arles au Vie siècle » (pp. 201-211), en L'Eglise et la mission au Vie siècle. La mission d'Augustin de Cantorbéry et les églises de Gaule sous l'impulsion de Grégoire le Grand, 2000, Cerf, 424 pp. (actes du colloque d'Arles de 1998).

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13 décembre 2007 4 13 /12 /décembre /2007 21:00

Par André Désiront
Le Soleil
Collaboration spéciale


Neuf des 29 sites du patrimoine classés par l'UNESCO, en France, se trouvent dans le sud du pays. Parce que la région a été très tôt occupée par les Grecs, puis par les Romains (la province de Gaule transalpine), on y retrouve plusieurs vestiges remarquables de l'Antiquité.

À Arles, les arènes et le théâtre antique ont été construits au premier siècle avant Jésus-Christ. La ville a connu un second âge d'or sous Constantin, au IVe siècle, comme en témoignent les thermes de Constantin et la nécropole des Alyscamps. Aux XIe et XII e siècles, on y édifia l'église Saint-Trophime et son cloître, qui sont considérés comme des monuments majeurs de l'art roman provençal.


L'article intégral




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13 décembre 2007 4 13 /12 /décembre /2007 20:00



Le plus grand port à sec d'Europe ?
Port Napoléon, un nouveau port dans le Sud de la France, d’une superficie de 13 hectares, situé à Port Saint Louis à l’embouchure du Rhône et facilement accessible par bateau, voiture, avion ou TGV. C’est un port de plaisance et un port technique. Il peut accepter des bateaux d’une longueur de 40 m et d’un tirant d’eau de 4,5 m. Port Napoléon S.A. a été créée en 1995 grâce à des investisseurs hollandais. Depuis 1999, Port Napoléon ne cesse de se développer, accueillant aujourd'hui près de 700 clients de diverses nationalités…
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13 décembre 2007 4 13 /12 /décembre /2007 19:00

Notre région accueille le premier générateur à fusion nucléaire mondial.
Le lieu choisi pour réaliser un tel rêve scientifique est à deux pas de chez nous : Cadarache se situe dans les Bouches-du-Rhône, à 118 kms exactement d'Arles, soit environ 1H15 en voiture. Petit rappel du projet…



Le programme ITER (pour "réacteur thermonucléaire expérimental international", en v.f.) associe pour la première fois les principales nations industrielles dans une recherche jugée décisive pour leur avenir énergétique. Il s'agit de tenter de maîtriser la fusion des atomes, que de nombreux physiciens présentent comme une "panacée énergétique" susceptible de répondre "durablement" aux besoins toujours croissants de la planète en électricité. Début du chantier en 2005. Horizon d'une possible mise en œuvre industrielle : entre 2020 et 2060 !





En savoir plus

ITER (International thermonuclear experimental reactor)
http://www.iter.org

Le projet de Cadarache
http://www-drfc.cea.fr

Le site de Cadarache
www.itercad.org/

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13 décembre 2007 4 13 /12 /décembre /2007 18:00
A Port Saint-Louis du Rhône

Depuis août 2005, l'un des sites les plus importants de France en nombre d'éoliennes et en puissance, en tous cas le plus important de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, est opérationnel. Porté par la ville de Port Saint-Louis du Rhône, installé et géré par Mistral Energie, ce site s'étend sur 5,5 km. Il est composé de 25 éoliennes de 75 m de haut, disposées le long de la berge du canal de navigation du Rhône au port de Fos-sur-Mer. Il totalise une puissance de 21,5 MW. L'installation de 12 éoliennes supplémentaires est prévue courant 2006. L'aménagement actuel produit 52 millions de kw/h, ce qui équivaut à la consommation (hors chauffage et eau chaude sanitaire) de 63.000 personnes.

Cette implantation s'inscrit comme une réponse aux engagements de Kyoto pris par la France pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre, avec l'objectif de produire 21 % de sa consommation d'énergie à partir d'énergies renouvelables d'ici 2010, contre 15 % en 1997.

Cette implantation préfigure d'ailleurs le projet OPALE du Port Autonome de Marseille qui vise 100 MW éoliens sur la Zone industrialo-portuaire de Fos-sur-Mer, dont le projet porté par la Compagnie Nationale du Rhône sur le Caban Sud de 4 éoliennes de 2 MW qui devraient être mises en service mi 2006.


A Saint-Martin de Crau

En projet depuis quatre ans, la future ferme éolienne devrait bientôt voir le jour. La municipalité à signé les baux de location avec la société Energie du Delta, filiale de Sinerg, pour une durée de 30 ans. La ferme comptera 8 éoliennes d'une puissance de 850 kw. La mise en service devrait avoir lieu au cours du premier semestre 2006. Parallèlement sera développé un projet pédagogique à destination du public avec la création par la municipalité d'une plateforme d'observation des éoliennes.

Cette ferme d'éoliennes sera implantée autour de l'ancien mas de Leuze, situé à plus de 2 km au sud-ouest de la ville, entre la zone industrielle du Bois de Leuze et les RN113 et 568.


Contact
Thomas Leclercq
Tél. 04 90 99 08 40
tleclercq@arles.cci.fr

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13 décembre 2007 4 13 /12 /décembre /2007 17:00
Fontvieille
Moulin du Mas Saint Jean
Famille Sourdon
Quartier Saint Jean
Tél. 04 90 54 72 64

Moulin des Bédarrides
Henri et Thérèse Bellon
Quartier des Bédarrides
Tél. 04 90 54 70 04

Maussane-les-Alpilles
Moulin Jean-Marie Cornille
Raymond Gonfond
Rue Charloun Rieu
Tél. 04 90 54 32 37

Les Mas des Barres
Famille Quenin
Mas des Barres
Tél. 04 90 54 44 32

Mouriès
Moulin Saint Michel
Christian et Laurent Rossi
Cours Paul Revoil
Tél. 04 90 94 78 56

Moulin Coopératif de Mouriès
Guy Monteux
Quartier du Mas Neuf
Tél. 04 90 47 53 86

Moulin du Mas de Vaudoret
Famille Waton-Chabert
Lieu-dit Vaudoret
Tél. 04 90 47 50 13

Les Baux-de-Provence
Moulin du Castelas
Jean-Benoît et Catherine Hugues
Mas de l’Olivier
Tél. 04 90 54 50 86

Raphèle-les-Arles
La Cravenco
Henri Noaro
Route d’Eyguières
Tél. 04 90 96 50 82

Aureille
Moulin à huile Perignon
Chemin Pont Fiole
Tél. 04 90 59 90 14

Saint-Rémy-de-Provence
Moulin du Calanquet
Anne & Gilles Brun
Chemin Calanquet
Tél. 04 32 60 09 50
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13 décembre 2007 4 13 /12 /décembre /2007 16:00

Arrivé à Arles en février 1888, le pauvre et génial Vincent y passera une fructueuse quinzaine de mois à peindre des toiles devenues des icônes de notre temps, des oeuvres représentant un champ de blé, des tournesols, des arènes, une belle Arlésienne, une petite maison jaune, une chambre multicolore, un artiste automutilé...





A propos du marché de l'Art

Peut-être la plus appréciée du public, une des plus fascinante, riche et influente dans l'histoire de l'art, la peinture impressionniste et postimpressionniste reste aussi l'une des valeurs sûre du marché. Ces toiles restent les pièces majeures des ventes phares de New York, organisées en mai et en novembre par Christie's et Sotheby's. L'occasion de réunir les plus riches collectionneurs du monde pour s'arracher les dernières pièces de qualité encore en circulation.

Il y a 20 ans, la cote de la majorité des artistes impressionnistes (Renoir, Monet, ou encore Pissarro) et des postimpressionnistes (Van Gogh, Gauguin, Cézanne, etc.) explosait, impulsée notamment par un engouement particulier des nouveaux investisseurs japonais pour le marché de l'art. Vincent Van Gogh, dont l'œuvre est cimentée par l'esthétique impressionniste, était le diapason de la frénésie spéculative qui a animé les collectionneurs nippons durant la fin des années 1980. C'est tout le marché qui tremblait au rythme des records atteints par les œuvres phares de l'artiste.

Le marché de l'art a vibré une première fois chez Christie's en mars 1987 lors de la vente du très lumineux tableau, "Les Tournesols" : 39,9 millions de dollars.





Jamais le monde de l'art n'avait profité de tel prix. N'ayant jamais connu le succès de son vivant, l'artiste fut dès lors surmédiatisé. Un nouveau mythe était né.

11 novembre 1987, nouvelle secousse : Sotheby´s bat le précédent record avec un autre Van Gogh, "Les Iris", vendu 53,9 millions de dollars au magnat australien Allan Bond. A l'époque, personne ne savait que Sotheby's lui avait prêté la moitié de la somme et qu'il ne pourrait jamais concrétiser cet achat après avoir fait faillite quelques mois plus tard.


Au terme de la bulle spéculative, le record absolu pour une œuvre d'art fut atteint le 15 mai 1990, par le "Portrait du Docteur Gachet", adjugé 75 millions de dollars à Ryoei Saito. Mais il est difficile aujourd'hui d'imaginer que le propriétaire de cette toile médiatique puisse un jour faire une plus-value à la revente.





Désormais, la raison l'emporte sur l'euphorie et au-delà de 80 millions de dollars, la demande est réduite quasiment à néant. Depuis, les œuvres de Vincent Van Gogh sont encore loin d'atteindre le niveau de 1990. Depuis mai 2004, le record de Van Gogh a été détrôné par Pablo Picasso avec son "Garçon à la Pipe" : 93 millions de dollars.


A moindre mesure, les cotes d'un grand nombre d'impressionnistes ont explosé à cette époque. Parmi eux, Pierre Auguste Renoir, dont "Au Moulin de la Galette" (1876) reste le troisième tableau le plus cher de tous les temps (71 millions de dollars en mai 1990), Claude Monet, avec ses Nymphéas décrochant des enchères multimillionnaires à chaque passage, Edgar Degas, dont les fragiles pastels de Danseuses sont capables d'attiser toutes les convoitises (en 1999, il aura fallu dépasser de 3 fois les estimations et débourser 16 millions de livres pour "Danseuse au repos" chez Sotheby's Londres).

Fortement poussée par la spéculation entre 1989 et 1990, leur cote reste aujourd'hui bien en dessous des niveaux atteints en 1990. Par exemple, les œuvres de Claude Monet demeurent toujours valorisées à 36% en dessous de leur cote de l'époque. La décote de Camille Pissarro est encore de 25% et celle de Sysley de 43%. Quant à Renoir, ses prix ont en moyenne de 47% inférieurs à ceux enregistrés en 1990. De manière plus générale, l'Artprice Index du mouvement impressionniste est aujourd'hui toujours inférieur de 45% à niveau atteint 15 ans auparavant. S'il a progressé de 85,7% entre 1995 et 2003, en 2004 il enregistre une baisse de 23,5%.

Au final, le produit des ventes des 264 toiles impressionnistes échangées en 2004 a atteint 214 millions d'euros, soit 41% de moins qu'en 1990, mais aussi 36% de moins qu'en 2000. Ce marché ne cesse de se tarir. La qualité des œuvres proposées ne cesse de se déprécier, de sorte que malgré une offre restreinte le taux d'invendu reste élevé. Mais, phénomène encourageant, ce dernier est tombé de 34,6% à 26,3% au cours des douze derniers mois.

Quant aux tableaux postimpressionnistes, ils ont généré un chiffre d'affaires de 71,6 millions d'euros en 2004. Le plus cher d'entre eux couronne une œuvre de Paul Gauguin : sa " Maternité (II) "de 1899, estimée à 40 - 50 millions a trouvé preneur qu'à 35 millions de dollars. Elle est de 5 millions de dollars au dessus du prix maximal décroché par une œuvre de Claude Monet. Il y a 120 ans, cela semblait inimaginable. Une toile intitulée "Te Fare" ne trouvait preneur qu'à 180 FRF alors qu'une vue de la Cathédrale de Rouen de Claude Monet se vendait la même année à hauteur de 13 000 FRF. Sur le très long terme (de 1895 à 2004), les dessins de Gauguin ont en fait généré un taux de rendement annuel moyen proche de 5%.

Avant de s'intéresser à une œuvre, le collectionneur d'œuvres impressionnistes ou postimpressionnistes doit prendre toutes ses précautions pour s'assurer de l'authenticité de l'œuvre convoitée. En 1999, l'exposition au Grand Palais fut l'occasion d'alimenter la polémique autour des faux Van Gogh. De nombreux spécialistes ont remis en cause l'authenticité de près d'une centaine de tableaux du peintre le plus cher du monde. A l'issu de ce scandale, les acheteurs commencèrent à faire un tri drastique. En 2000, la moitié des lots furent ravalés. Mais la production des faux Van Gogh ne semble être qu'artisanale en comparaison aux faux Corot : Camille Corot a probablement été le peintre le plus copié au 19e siècle, près de 10 000 faux ont circulé sur le marché depuis la mort du peintre. Une officine établie à Ixelles expédia en France plus de 230 faux paysages de Corot durant la seule année 1888. Autant dire qu'il y désormais plus de faux que d'œuvres peintes de la main de l'artiste.


Le regard d'un québécois sur Vincent Van Gogh et notre Pays : article de Stéphane Baillargeon


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13 décembre 2007 4 13 /12 /décembre /2007 15:00

Christian Lacroix est né à Arles le 16 mai 1951 sous le signe très symbolique du Taureau. Son enfance solitaire se passe entre les plages de Camargue et les collines des Alpilles, les ruines gallo-romaines et celles des bombardements de 1944, la tauromachie et les festivals de théâtre ou d’opéra, les traditions provençales et celles des gitans, les tableaux des musées et les livres des greniers. Son adolescence voit naître une passion pour l’Angleterre d’Oscar Wilde et des Beatles, Barcelone et Venise. Il étudie alors l’histoire de l’Art à la faculté des Lettres de Montpellier puis à Paris en 1973 à la Sorbonne et à l’Ecole du Louvre, se destinant alors à être conservateur de Musée. Quelques rencontres déterminantes lui font prendre un autre chemin : Françoise, qui va devenir sa femme, lui fait découvrir Paris et l’encourage à dessiner ; Jean-Jacques Picart, attaché de presse et conseiller pour divers créateurs et Maisons de luxe, le fait entrer chez Hermès en 1978, puis chez Guy Paulin en 1980. En 1981, il intègre la Maison Jean Patou, où il relève, toujours avec Jean-Jacques Picart, le défi de la Haute Couture, que l’on disait moribonde et où ils parviennent à redonner, saison après saison, les couleurs, l’extravagance et la luxuriance qui seront celles des années 80. Ce travail est consacré en 1986 par un premier Dé d’Or, puis par l’Award du créateur étranger le plus influent, décerné par le CFDA à New York en janvier 1987. En 1987, Christian Lacroix rencontre Bernard Arnault qui fonde la Maison de Couture qui portera son nom dans l’hôtel particulier du 73 rue du Faubourg Saint Honoré. La première collection, en juillet 1987, oppose un retour excentrique au minimalisme alors en vigueur. La seconde collection, en janvier 1988, obtiendra un Dé d’Or… une légende est née.

 


Christian Lacroix a inscrit son amour pour Arles sur le sable des arènes avec l'inoubliable fresque de la feria du riz 2005. L'occasion aussi d'exprimer en mots la passion qu'il nourrit pour sa ville natale où il a acheté une maison après des années d'absence.




"Lorsque les Jalabert m'ont invité à réaliser cette fresque pour la corrida goyesque, j'ai été ravi, ému, conquis. Cette proposition tombe à un moment où j'avais envie de revenir pour des raisons personnelles, après sept ans d'absence à Arles. Je pense qu'il est bien de laisser des plages énormes d'absence, six ans, ce n'est pas rien dans la vie d'une ville.

Et ce matin, j'ai été re-séduit par la ville. C'est comme lorsqu'on retrouve une ancienne maîtresse ou d'anciens amis sous un nouveau jour, c'était beau et c'était bien. Nietzche dit "il faut avoir un chaos en soi-même pour accoucher d'une étoile qui danse". Quand on est arlésien, on est jamais en paix ! Mais j'étais content et j'ai trouvé la ville superbe ce matin. Elle avait une sorte d'aura.

Arles n'est pas une ville banale, cette ville ne génère pas des gens banals, on a tous des histoires en nous. Autant je n'ai pas la fibre patriotique lorsque l'on parle des choses nationales, autant sur Arles, c'est de la chair vive… Si je n'étais pas né à Arles je ne ferais pas le travail que je fais. C'est tout et son contraire, la richesse et la pauvreté. Arles est comme une vie rétive, difficile qui est aussi somptueuse, sublime, riche et généreuse. Une ville à l'élégance farouche.

Mon départ d'Arles correspond à l 'âge où on a tous envie de ruer dans les brancards, de fuir loin des parents. C'était aussi la période où le voyage initiatique était de "monter" à Paris pour faire un métier. Mais je ne me suis jamais senti frustré, même adolescent, de ne pas être parisien car même à l'époque Paris venait ici, le monde entier venait ici. Hemingway venait ici. Luis Miguel Dominguin venait ici avec Lucia Bosé. Avec Cocteau ou Picasso. Ici, nous n'avions pas l'impression d'être dans une province perdue, nous avions l'impression d'être au cœur du monde"

Propos recueillis le vendredi 9 septembre 2005 aux arènes d'Arles par Arles magazine, photographies Hervé Hôte, agence Caméléon
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